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Des recherches sont actuellement menées sur des fourmis légionnaires pour identifier les virus dont elles sont porteuses après avoir ingéré des proies. Elles pourraient permettre la mise en place d’un système de surveillance sanitaire.

Chauves-souris et virus

Pour les étudier, les fourmis sont prélevées dans des grottes du Congo-Brazzaville, où vivent des chauves-souris – et il est plus facile de récupérer des fourmis que des chauves-souris. « Lors de leur passage, les fourmis légionnaires Dorylus vont ingurgiter des particules virales issues de l’hôte, la chauve-souris, qui a été en amont infectée par le virus, vu que les chauves-souris sont connues comme étant des réservoirs d’un grand nombre de virus. La fourmi pourrait donc représenter une véritable sentinelle dans ces écosystèmes », détaille Amour Mounda, qui prépare lui aussi une thèse sur le sujet, à l’École des sciences chimiques et biologiques pour la santé de Montpellier et à l’université Marien Ngouabi de Brazzaville.

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